Améliorer son bluff au Poker : un cours avec Gus Hansen

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Poste par Garrett le 30 mars 2008 -

En lisant le blog de Gus Hansen, je suis tombé sur un chouette billet détaillant un bluff qu’il avait pratiqué lors d’un tournoi.

J’en ai fait une traduction, qui je pense devrait vous intéresser.

photo de Gus Hansen

A toi de parler Gus :)

Le bluff est une part très importante d’une stratégie gagnante au Poker, c’est pourquoi j’essaye contamment d’ajouter des du bluff à mon jeu. Certains peuvent penser que je bluffe déjà trop, mais la vérité est que je dois continuer de travailler le timing de mes bluffs selon les situations.

[…]

Jetons un oeil à un de mes bluffs de la semaine dernière pendant l’EPT de Copenhague. Les blinds sont à 100/200, sans mises. Le joueur 1 suit, le joueur 4 suit, je suis (position 6), le donneur suit (position 7), le small blind passe mais le big blind décide de parler à 1200.

La mise à 1200 est suffisante pour coucher les deux premiers suiveurs mais comme nous le savons tous, je suis un poil plus tétu.

J’ai en main :

*6d. *4d.

Et bien que je sache que j’ai à coup sûr la pire main, j’aime ce coup : 2100 dans le pot, 1000 à suivre, un main avec deux connecteurs assortis, que demander de plus ?

Le flop arrive

*2s. *4h. *7h.

Et le big blind parle à 2500.

J’ai maintenant une paire de 4 et absolument rien d’autre. Est-ce que ma paire est suffisante pour affronter un joueur bien placé, qui a tiré non pas un mais deux coups de fusil, sans oublier qu’il reste quelqu’un derrière moi qui attend de jouer.

Dans la majorité des cas, la réponse serait un NON assourdissant. Mais je pèse le pour et le contre et je décide de suivre malgré tout. Le donneur se couche, et nous restons à deux en face à face.

Le turn donne
*9h.

Et le big blind checke. Il est évident qu’il est n’est pas vraiment à l’aise avec le tour que prend la partie.

C’était le signe que j’attendais. Les choses tournent comme si je venais de recevoir ma Couleur ou que j’avais sous-joué une combinaison sur le Flop, en tout cas c’est ce que je veux qu’il croit. Et quoi qu’il pense en ce moment, c’est le bon moment pour bluffer.

J’ouvre à 5.800, imaginant de continuer avec un bluff tapis sur la River si jamais il décidait de suivre. Je suis quasiment certain qu’il va se coucher suite à ma mise, à moins qu’il ait en main une grosse paire avec un Coeur, ce qui n’a pas l’air d’être le cas vu l’expression sur son visage.

Il prend deux minutes pour étudier la chose, mais quel que soit le sens dans lequel il la tourne et la retourne, il n’arrive pas à trouver une bonne raison de suivre.

Plus tard mes amis dans la salle m’ont rapporté une conversation entre mon adversaire et ses camarades. Il avait en main

*1s. *1c.

La meilleure paire.

Mais le plus important a été qu’il a cru l’histoire que j’ai essayé de raconter. Qu’il s’agisse d’une suite ou d’une couleur, sa paire d’As ne pouvait rivaliser avec aucune des deux.

Voilà donc le cours du maître. Si l’histoire est sans doute trop belle pour être vraie (quoique…), il n’empêche qu’elle reste digne d’enseignements pour pour tout ceux qui cherchent à améliorer leur technique de bluff.

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